La tradition

Depuis quelques années maintenant, nous parlons beaucoup d’identité culturelle, de connaissance de soi, et de construction identitaire. Par exemple, on fait mention de ces concepts dans le plan de 10 ans du Ministère de l’Éducation et de la petite Enfance du Nouveau-Brunswick travaillant directement dans ce domaine (enseignant de musique dans une école francophone en milieu minoritaire) je crois qu’il était grand temps que je m’arrête pour quelques instants à mon rôle en tant que passeur culturel.

Étant donné que le temps des fêtes arrive à grands pas, quoi de mieux que de parler de nos traditions. Mais qu’est-ce qui définit une tradition? Selon Wikipedia (oui la source la plus fiable pour obtenir de l’information ces jours-ci… SVP, prendre ce commentaire sarcastiquement), tradition viens des mots latins « traditio, tradere. trans » qui veut dire à travers et « dare » qui veut dire donner. En d’autres mots, faire passer à quelqu’un d’autre ou remettre. Alors, selon-moi, une tradition n’est pas des simples gestes ou du matériel, mais aussi des valeurs, des histoires, de chansons, des habitudes qui sont passée d’une personne à l’autre, d’une génération à l’autre, d’un groupe à un autre.

Alors qu’est-ce qu’une tradition? Chez moi,  pour en nommer que quelques-unes, tous les Noëls, nous nous réunissons pour faire un souper de Noël le soir du 25 décembre. Il nous faut de la dinde, du « gravy » (sauce brune), de la musique de Noël, des patates. Nous allons à la messe le 24 décembre au soir et participons à petit réveillon. Le matin du 25 est le temps d’échanger nos cadeaux.

Chez mon épouse, c’est un peu différent. L’échange cadeau se fait le 24, après la messe. Au retour de l’église, toute la famille se rejoint pour manger du « Fricot » (ragout de poulet) et quand je dis toute la famille c’est la GRANDE famille ( habituellement entre 30 et 50 personnes qui parlent, chantent, mangent debout, car il n’y a pas assez de chaises dans la maison pour assoir tout le monde, rient, se font des serrées). Le jour du 25, tout est revenu à la normale.

Ayant vécu, toute ma vie, les traditions de ma famille, il est normal que je tienne très fort mon point avec ma conjointe que les cadeaux DOIVENT être déballé le 25 au matin au lieu du 24 au soir. Mais pourquoi j’y tiens tant que ça? Pourquoi aller dans un grand réveillon ne me dérange pas au lieu d’un petit comme celui que j’ai été habitué?

C’est à ce moment que j’ajoute la dimension affective et émotive à ma réflexion. Le fait de devoir attendre au lendemain du réveillon pour ouvrir les cadeaux crée une tension. Cette tension est tellement intense que lorsque celle-ci se relâche, nous sommes tellement bien! Imaginez-vous avoir un plus grand frère, ou soeur qui tient un élastique tendu au max pointé à votre visage. Plus que l’élastique est tendu, plus que votre corps au complet se tend afin de recevoir l’impact de celui-ci sur votre visage. Mais au moment que vous voyez ses mains bouger, l’élastique casse et vient pincer la main de votre « attaquant ». L’euphorie! Vous riez, vous êtes soulagé. C’est ce soulagement-là que je recherche à Noël. Mais pourquoi, maintenant, nous avons décidé d’adopter la tradition de manger du « fricot » faire des réveillons de TRÈS grande envergure? Encore une fois, c’est justement pour pouvoir vivre cette joie que nous avons lorsqu’on est en « grande » famille.

Cette parenthèse m’apporte alors à me poser quelques questions

Comment passons-nous nos traditions? Comment pouvons-nous nous assurer que ces traditions persistent dans le temps? Sommes-nous obligés de garder nos traditions? Quelles sont les traditions dont vous ne voulez absolument pas perdre?

En me plaçant à la place d’un élève qui déballe ses cadeaux la veille de Noël, il pourrait être difficile de le convaincre que faire l’échange de cadeaux le lendemain est mieux et lui expliquant avec des mots, ou en lui faisant lire une compréhension lecture sur ce sujet. Le même phénomène pourrait s’appliquer en expliquant à un Canadien de manger de la sauce à l’écureuil mort sur le côté du chemin (tradition de Marlington, West Virginia aux États unis).

C’est au niveau de l’affectif que nous devons travailler. Vous me voyez déjà venir: il faut faire vivre à nos élèves des situations significative et « vraie ». Le problème est que ce n’est pas parce qu’ils le vivent qu’ils vont nécessairement adopter des traditions ou qu’ils s’identifient à une certaine culture. Je crois sincèrement que l’expérience sera vécue différemment par chacun de nos élèves. Par contre, si nous mettions plus d’énergie sur la préparation. Cette préparation créera une plus grande tension qui sera relâchée lors de l’activité. C’est avec cette tension que les émotions seront plus ancré.

La même chose se produit en musique, je pense ici à la fameuse modulation d’un demi-ton plus haut. La chanson de graduation des amis de la prématernelle à la garderie de mes filles est tellement touchante (https://www.youtube.com/watch?v=SqN83P53cOY). Oui les paroles sont super, mais la musique apporte le texte à un autre niveau. Tout le long de la chanson, à chaque couplet, on remarque des changements dans l’instrumentation (il y en a plus) tout en changeant la tonalité de la pièce de plus en plus aigüe. Cette même intensité est ressentie à 3:14 lors du changement de clé à 3:14 https://www.youtube.com/watch?v=aJxrX42WcjQ dans la fameuse pièce de Josh Groban You raise me Up.  Je pourrais vous nommer plusieurs autres exemples. https://www.billboard.com/articles/columns/pop/7518842/best-key-changes-pop-music https://www.classicfm.com/discover-music/music-theory/man-mirror-michael-jackson-key-change/

On pense souvent que les traditions sont importantes et qu’il ne faut pas les négliger. De mon côté je crois que c’est l’attente de cette tradition qui fait qu’on aime encore plus nos traditions. Faire le décompte pour Noël, le décompte pour le jour de l’an, le décompte pour le congé de mars n’est-ce pas excitant? Pourquoi aimons-nous tellement décorer pour les fêtes? Oui parce qu’on aime décorer, mais il y a toujours l’excitation en attente de noël. La relâche de ces décomptes augmente tellement les émotions vécues.

Alors que les enseignants essaient si fort de travailler la construction identitaire en mangeant des ployes, en présentant divers artistes, en ayant des présentations ou en apportant les élèves dans des foyers de soins. Imaginez si toutes ces belles activités seraient accompagnées d’un engouement pour celui-ci. Je mets encore de l’emphase ici sur la préparation aux activités, pour savoir ce à quoi ils vont s’attendre ce qu’il vont vivre, créer un sentiment d’excitation ou de mystère comme ce que nos traditions nous donne.

Certaines choses peuvent être enseigné mais je crois sincèrement que la construction identitaire ne s’enseigne pas… elle se vit. Tout comme certaines fonctions exécutive du cerveau, la seul façons de la travailler est de placer les élèves dans certaines situations qui vont nous aider à nous developer.

Je vous laisse donc avec une tradition que j’aime beaucoup de notre coin de pays  qui est aussi bien facile à apprendre.   

Mon impression de Bandlab (review- avis)

Mes impressions (avis) edu.bandlab.com (review)

À première vue, Bandlab est un programme génial! Il est en d’autres mots une version gratuite et simplifiée de Garageband. 

Pour commencer, ce qui le distingue, d’après moi, est le fait qu’il est « web based » donc accessible à partir de toutes les plateformes. À faire attention pour les utilisateurs de plus vieux navigateurs comme Windows Explorer, l’application BL ne fonctionne pas. Personnellement. j’utilise Chrome (bien qu’il existe plusieurs autres navigateurs aussi performants) et c’est excellent. 

Je ne suis pas un utilisateur qui aime devoir s’inscrire à tous les sites internet pour avoir accès à du matériel (je comprends qu’avec des inscriptions, les développeurs ont plus de facilité à recueillir des informations pour, par la suite, mieux vendre leur produit à pour des fins de publicité, etc., mais c’est juste moi) par contre, je crois que le fait de pouvoir se créer un compte est une force dans ce contexte, car, contrairement à Apple, nous n’avons plus peur que l’élève qui utilise le même appareil efface  ou modifie maladroitement le projet d’un autre élève. 

De plus, il est possible de créer des « classes » virtuelles, comme dans Microsoft Teams (je n’ai pas travaillé avec d’autres plateformes donc je ne peux pas comparer avec Google classroom ou autre) il suffit de créer sa classe, envoyer le « code » de sa classe et les élèves, lors de leur connexion à BL edu, ils peuvent se joindre à ta classe dans laquelle il est possible d’envoyer des travaux, des exemples, mais aussi recevoir, corriger et commenter sur les travaux reçus. À faire attention, le compte bandlab.com est le même que edu.bandlab.com Alors, s’assurer de bien se rendre sur la version éducative pour avoir accès à ces options (parfois, il m’est arrivé d’avoir des problèmes à travailler mes enregistrements quand je suis sur la version éducative. J’ai réglé ce problème en me connectant à bandlab.com, travaillant sur mon enregistrement hors la plateforme EDU et par la suite, me connecter à Edu et envoyer mon travail. 

Une fois que le devoir est créé, les élèves devront en premier lieu se créer un projet, pour, par  la suite, sortir de leur projet et le « lier » au devoir. De mon expérience, il n’est pas possible de créer un projet d’enregistrement à partir d’un devoir alors à faire attention. Une fois que le projet est lié, l’enseignant peut voir les changements de fait tout au long du processus de composition\enregistrement de l’élève. L’élève peut « remettre » son projet lorsqu’il juge qu’il a terminé. À ce moment, le projet ne peut plus être modifié et l’enseignant peut lui accorder une note avec des lettres, ou en pourcentage.

Au niveau du séquenceur\enregistreur, la plupart des fonctions « normales » fonctionnent bien : enregistrement audio avec micro ou autres périphériques, déplacements d’audios, changements de tempo, changements de tonalité, métronome, ajouts de pistes, créations de boucles, répétition de certaines parties, réglage de volumes (automation bouton à la droite de « ajouter une piste » avec lignes et points) et la vélocité des notes jouée, ajouter des effets aux pistes (EQ, écho, etc.), ajouts d’audios préenregistré sur ton appareil, mettre en sourdine ou solo les différentes pistes. J’aime bien qu’on retrouve facilement une banque de différentes boucles préenregistrées qui comprend plusieurs différents styles (en bas à droite). Petite note: il est possible d’accélérer la vitesse (playback rate) et de changer la tonalité (pitch shift) des enregistrements audio (non midi)

Il est aussi possible d’ajouter plusieurs collaborateurs à un projet et l’on y retrouve aussi un « chat » alors le travail en équipe est aussi possible à distance.

La « boite à rythmes », qui est en fait la  même chose que le séquenceur de GB, est très bien faite. Bien que le nombre de différents sons n’est pas aussi riche que dans celui de Apple, il fait amplement l’affaire.

Au niveau des instruments, il est possible de connecter un clavier midi usb pour s’enregistrer et par la suite, avoir l’option de modifier, quantifier et moduler les enregistrements (éditeur MIDI en bas à gauche). Pour ceux n’ayant pas de clavier usb, il est aussi possible d’utiliser le clavier  de l’ordinateur où l’on utilise les différentes lettres pour jouer (attention, à ne pas confondre A = la, B=si, etc.) La banque de son n’est pas aussi grande et n’est pas autant de qualité que celle retrouvée dans l’application de Apple. C’est quand même bien. Attention, on doit choisir, en premier lieu, l’instrument que l’on veut jouer et par la suite choisir quel son. Par exemple, pour un son de Rhodes, je prends « piano » dans le premier menu déroulant, et ensuite, dans le menu en dessous, choisis le son Rhodes .

J’ai eu un peu de difficulté à me trouver étant donné qu’il y a des boutons un peu partout, mais la courbe d’apprentissage est assez rapide. Par exemple, pour choisir mon instrument je dois appuyer sur le bouton « instrument » en bas à gauche de l’écran (ce bouton était caché par un avertissement en bas de la page que je n’avais pas remarqué au début). 

Selon blog.Bandlab.com, il est possible d’ajouter jusqu’à 16 pistes simultanées, enregistrer jusqu’à 15 minutes de musique et avoir 50 collaborateurs dans un enregistrement.

Alors que Garageband nous offre des options comme les « live loops », des joueurs de percussions automatisés et une interface qui ressemble à de vrais guitares, violons, etc. Personnellement, j’utilise le piano la plupart du temps, sauf pour la batterie, la guitare basse et la guitare (je suis guitariste et j’aime qu’on puisse faire des « bends »… faire « chanter » la guitare virtuelle).

Je n’ai pas encore eu la chance de travailler beaucoup avec l’application mobile, étant donné que si j’utilise mon iPad, je préfère encore Garageband. Mais il est possible de jouer des claviers et « drum pad » directement dans l’application ce qui la rend un peu plus conviviale que la version « ordinateur ».

Bien qu’il n’est pas puissant comme Garageband ios, Bandlab est un outil très bien fait et complet. Il a encore certains « bugs » qui restent à régler. Par exemple, il arrive parfois que l’enregistrement ne fonctionne pas dans la version éducative ,on doit créer un projet avant de le lier à un « devoir » pour ensuite l’ajouter. De plus, à faire attention: étant donné que les utilisateurs font partie d’une communauté de créateurs musicale automatiquement lors de la création du compte BL, les élèves peuvent publier leurs créations à toute la communauté, mais peuvent aussi écouter celles des autres. On retrouve souvent des pièces explicites, et les  élèves pourraient recevoir des commentaires non désirables s’ils partagent leurs compositions dans la communauté (c’est un genre de réseau social donc il se peut que certains parent, commissions scolaires ou autre, ne soient pas d’accord à l’inscription des enfants sur cette plateforme). Je crois que tout enseignant devrait considérer utiliser cette application qui est, selon moi, très bien. En espérant que les créateurs de BL vont continuer à fournir ce programme gratuitement aux enseignants et élèves.

La Francofête en Acadie et l’exposition.

Cette année, j’ai eu la chance de participer avec un groupe de 6 élèves du district scolaire francophone du nord-ouest et une quarantaine d’autres jeunes venant de partout au N.-B., I.-P.-E. et de la N.-E. à la Francofête en Acadie. Cette « fête » a comme but de présenter plusieurs vitrines d’artistes francophones à différents diffuseurs afin qu’ils puissent faire un choix éclairé pour offrir une programmation intéressante à leur public cible. Étant donné que tous les ans, nous devons faire une sélection de spectacles à venir présenter dans nos écoles,  il n’y a rien de mieux que de demander directement à nos élèves ce qu’ils aimeraient voir.

C’est parmi une liste de plus de 30 vitrines que nous avons dû faire notre choix. À la fin du weekend, nous avons fait un retour sur leur expérience. Le premier commentaire fut: comment ils ont aimé participer aux différentes vitrines et qu’ils ont maintenant un grand respect pour les différents diffuseurs, car après un certain temps, il devient difficile de choisir ce que tu aimes et ce que tu n’aimes pas.

Avec l’aide de @YvesDoucet les élèves ont eu donc la chance de discuter des différentes vitrines vues.  Afin d’avoir un juste portrait, il a été établi que lors de cette discussion, il est important de respecter les opinions de tous les élèves, car il est normal que nous aimions certaines choses lorsqu’un autre élève a détesté. L’important n’était donc pas de dire si on a aimé ou pas les différents numéros, mais bien pourquoi.

Sans faire un grand résumé et nommer tout les artistes que nous avons vus, j’aimerais m’attarder sur certaines discussions que nous avons eues.

Dès le début de notre séance de « critique », nous avons eu un numéro que, unanimement, les élèves n’ont pas aimé. Pourquoi? Certains n’ont pas compris l’histoire, les mouvements, le texte, etc.. Mais ce qui s’est passé par la suite a été intéressant.

M. Doucet a demandé (aux élèves) qui êtes-vous pour juger ce genre de performance. Avez-vous déjà vu ce genre de spectacle? Pensez-vous que vous auriez mieux réagi à ce genre de performance si vous connaissiez mieux ce domaine? À ce moment, les élèves ont changé complètement leur discours. Nous avons eu une superbe discussion sur le fait qu’effectivement nous sommes souvent portés à juger un art quelconque avant de la comprendre.

Je vis ce genre de situation fréquemment dans ma salle de classe lorsque je présente de la nouvelle musique. Ce que je trouve spécial est que plus nos élèves sont jeunes, plus ils sont attentifs. Par exemple, je présentais la semaine passée une pièce nommée Poème électronique de Edgard Varèse à mes élèves de maternelle afin de travailler les sons graves et aigus. Sur un peu moins de 50 élèves, je crois que je n’ai qu’un seul élève qui a dû se retenir de rire.  Les autres ont écouté avec intérêt la pièce en analysant où sont les sons graves et aigus.

J’ai présenté cette même pièce quelques années passées à un groupe de 3e année et j’ai dû arrêter l’enregistrement, car les élèves riaient tellement fort qu’ils ne pouvaient plus entende les subtilités de la composition. Ils comparaient les sons graves à des flatulences (et pour être juste, ces sons étaient tellement d’un registre grave que je suis un peu d’accords avec eu qu’une personne pourrait interpréter cela comme un « pet »). La même chose se produit lorsque je présente des pièces de chant lyrique. Plus de la moitié de mes élèves rougissent, rient et font des imitations extra caricaturées de chanteuses d’opéra.

Cela m’apporte donc à me poser la question, est-ce que le niveau de maturité des élèves influence le fait qu’on aime\rit\ridiculise une pièce? Est-ce c’est parce qu’on n’est pas assez exposé à différentes choses qu’on accueille moins bien la différence? Est-ce que la musique qui nous est proposée est si homogène qu’on a de la difficulté à s’ouvrir à la différence?

Lors de cette discussion avec M. Doucet, les élèves ont donc réalisé que les spectacles scolaires sont aussi là pour éduquer. Non seulement au niveau de notre identité culturelle, mais aussi à exposer les élèves à de nouveaux arts, à de nouvelles expériences esthétiques.  

Par contre, on rencontre un autre problème, si l’on décide de présenter des choses « trop » différentes, on risque d’avoir de mauvais commentaires, des « BOUUUU ». C’est pourquoi les élèves sont arrivés à la conclusion qu’il doit avoir des limites à ce qui peut être différent. Il faut donc y aller progressivement. Avec nos 2-3-4 spectacles par année, cette progression doit donc se faire sur une très longue période! Est-ce que se faire un continuum en « ouverture d’esprit » est quelque chose de réalisable? Un genre de fils conducteur qui apportera la prochaine génération à être plus ouvert à la différence (car let’s face it, on se dirige dans un monde de changement et qui dit changement dit ouverture à la différence).

Cette différence, j’aime appeler cela la zone de confort. On dit souvent que pour apprendre, il faut sortir de sa zone de confort. C’est en me faisant vivre des expériences hors de cette zone le plus souvent possible que j’essaie d’élargir mes horizons. Mais comment loin est-ce qu’on doit emmener nos élèves à ce niveau?  En élargissant cette zone de confort, est-ce que nos élèves pourraient devenir plus tolérants ? Cette tolérance, comme je le mentionnais dans un autre billet, pourrait développer la créativité chez nos jeunes.

Pour terminer, j’aimerais simplement vous laissez savoir comment content je suis d’avoir participé à la francofête et d’avoir pu rencontré le grand Florent Vollant (j’ai littéralement pleuré!), discuté avec la gagne de Kronos qui nous a fait bouger « en masse », triper sur la guitare manouche de Christine Tassan et les Imposteures, rit à en avoir mal aux joues sur les mots de Derick Frenette, relaxer sur la musique de Jacques Surette, capoter sur les mots de Govrache, sourit et danser sur la musique de Wesli et avoir été ébloui par la magie de Marc Trudel. 

Bravo encore à l’équipe de RADART et de la francofête en Acadie pour une expérience que je n’oublierai jamais.

 

 

 

La télé, la radio, la langue et la musique… Une équipe pour brimer la créativité?

Hier, un ami a partagé ce vidéo qui d’après moi doit être vu par !. Bien que ce n’est pas tellement scientifique et qu’il serait bien d’aller chercher un peu plus loin si les propos du grand chanteur français est quelque chose qui est réellement un phénomène qui est vrai, cela m’a apporté à me questionner sur l’avenir de la musique et de la langue.

Comme M.Brassens le dit si bien, à une certaine époque, l’école était souvent mise en 2e lieu quand venait le temps de travailler. Dès un très jeune âge, les garçons quittaient l’école afin d’aller donner un coup de main à son père, frère, oncle, etc.. pour travailler sur la ferme, au magasin du village, bref l’entreprise familiale. Ce manque d’éducation n’a pas empêché ces gens de progresser dans le monde. Je dis souvent qu’un apprentissage « hands on » restera beaucoup plus collé dans notre tête qu’un apprentissage placé hors contexte. On qualifie fréquemment ces apprentissages comme étant significatifs, qui signifie quelque chose d’important pour nos élèves. La raison… les personnes ont dû être créatives pour arriver à leur fin. Ils apprennent de leurs erreurs et ces erreurs ils ne les oublient pas, car ça peut couter cher! ($, leçons de vie, prendre un choke électrique, perdre un doigt, etc. ).Est-ce qu’en obligeant les nos élèves à aller à l’école cela a « stopper » la créativité?

Pour continuer ma réflexion, je crois qu’il serait important d’expliquer le processus de création, car j’ai toujours cru que chaque personne apprend à sa façon et étant donné qu’il est pratiquement impossible pour les enseignants de TOUT modifier leur contenu d’apprentissage pour TOUTES les différentes façons d’apprendre, il est avantageux d’utiliser la créativité dans notre enseignement.

Maintenant, comment créer cette créativité? Qu’est-ce qui est considéré créatif? Avec l’avènement de la radio, la télé, l’internet, est-ce encore possible de créer? Est-ce que ces médias peuvent aider? Nuire? Influencer positivement ou négativement?

Pour vous, est-ce qu’une personne qui fait un « cover » d’une chanson est de la création? Et s’il utilise des instruments différents? Et s’il utilise un style différent (je pense ici au groupe Postmodern Jukebox ou au groupe Walk Of the Earth) à ce moment vous trouvez ça créatif?

Sternberg dans son article « The nature of creativity » nous explique qu’on peut créer à différents niveaux.(voici l’article en question http://lchc.ucsd.edu/mca/Mail/xmcamail.2010_10.dir/pdfFlf9STmJn3.pdf ) (p.96)

1. Replication. The contribution is an attempt to show that the field is in the right place

2. Redefinition. The contribution is an attempt to redefine where the field is.

3. Forward incrementation. The contribution is an attempt to move the field forward in the direction it already is going.

4. Advance forward incrementation. The contribution is an attempt to move the field forward in the direction it is already going but by moving beyond where others are ready for it to go. T

5. Redirection. The contribution is an attempt to redirect the field from where it is toward a different direction.

6. Reconstruction/Redirection. The contribution is an attempt to move the field back to where it once was (a reconstruction of the past) so that it may move onward from that point, but in a direction different from the one it took from that point onward.

7. Reinitiation. The contribution is an attempt to move the field to a different, as-yet-unreached, starting point and then to move from that point.

8. Integration. The contribution is an attempt to integrate two formerly diverse ways of thinking about phenomena into a single way of thinking about a phenomenon.

 

Alors cela m’apporte donc à penser un peu comme lui :

Given the importance of purpose, creative contributions must always be defined in some context. If the creativity of an individual is always judged in a context, then it will help to understand how the context interacts with how people are judged. In particular, what are the types of creative contributions a person can make within a given context?(P.95)

Avec cette information qu’en pensez-vous des « covers »? Est-ce encore de la créativité? Est-ce que nos médias et la société briment vraiment notre créativité? 

 

Ce même article nous explique que pour créer nous avons besoin de trois intelligences

« (a) the synthetic skill to see problems in new ways and to escape the bounds of conventional thinking, (b) the analytic skill to recognize which of one’s ideas are worth pursuing and which are not, and (c) the practical–contextual skill to know how to persuade others of—to sell other people on—the value of one’s ideas » (p. 88)

Il faut donc avoir une certaine base afin de créer….

 

https://www.erudit.org/en/journals/ef/2012-v40-n2-ef0422/1013811ar/

Le test de Torrance, par exemple, suggère quatre critères de la créativité mesurables par quatre tests distincts. 1) Le test d’aisance (fluency) mesure le nombre de figures significatives en réponse à un stimulus. 2) Le test de divergence (flexibility) calcule plutôt le nombre de catégories différentes et significatives relevées en réponse au stimulus. 3) Le test d’originalité, pour sa part, mesure la rareté des réponses. Enfin, 4) le test d’élaboration évalue le niveau de détails dans les réponses proposées. Considérés ensemble, ces tests sont censés donner une bonne idée de la créativité d’un individu.

C’est pourquoi dans mon enseignement je préfère la variété que l’apprentissage en profondeur. Avec seulement 45 minutes par semaine, il est difficile de montrer en profondeur les divers concepts musicaux que je dois enseigner aux élèves tout en exposant la diversité musicale qui nous entoure. J’y vais plutôt en présentant de nouvelles pièces qui sont inconnu de mes élèves et qui présentent du nouveau contenu théorique musicale. C’est aussi avec cette variété que j’essaie de travailler la flexibilité chez mes élèves.

Alors voilà, après plusieurs mois de réflexion, je publie enfin ce billet (il  n’est pas parfait et je n’ai pas dit vraiment tout ce que je voulais dire ici, mais il faut bien que je publie…) Un autre billet est à venir qui fera suite à certaines idées mentionnées ici.

Fake news

Moncton is officially going to apply for the 2026 winter Olympics           

https://themanatee.net/moncton-prepares-bid-to-host-2026-winter-olympics/

The snowplow drivers hates you

https://themanatee.net/confirmed-the-snowplow-driver-hates-you/

Here are some examples of fake news. Did you ever come across one? More and more, there are that kind of news on the web and nobody is immune to it. Some news are out of this world impossible, but other news aren’t that far from a real news. How can we verify? How can we make sure that this is or not real news. We all need to build our critical thinking. That is why, in the next project, we are going to look at this phenomenon.

1: reading comprehension:

Choose two of the following reading comprehension:

Marie Kondo in NB

Shopping center’s elevator

Snowblower Mafia

Tim Horton’s cup 

The questions are here:

Questions read comp fake news

2: Find one fake news that is, in your mind, impossible and explain me why it could never happen.

3: Find one fake news that could be true but isn’t and explain me why it’s not true. Don’t forget to tell us where did you find your information.

4. You will create 2 fake news. The first need to be Absurd (nobody will thinks it’s true, it is made just for laugh) and one that could be true but isn’t.

You will then make a video (impersonating a reporter) to prove that your absurd news could be true or another one to prove that your almost-true news is fake.

Idioms

What are idioms?

An idiom is a form of expression that is particular to a certain person or group of people. If your friend always says, « squirrelly nuteriffic! » when she means something is great, she’s using her own idiomIdiom comes from the Greek idios, which means personal.

A group of words established by usage as having a meaning not deducible from those of the individual words (e.g., rain cats and dogssee the light ).

(Using words not litteraly)

Here are some examples

  • Give me a hand
  • Hit the books
  • Keep an eye on you
  • You’re pulling my leg
  • Cat’s got your tongue
  • Zip your lip
  • Cold turkey
  • Wear your heart on your sleeve
  • In the doghouse
  • When pigs fly
  • Put your foot in your mouth
  • On pins and needles
  • I’ll be there with bells on
  • Bite off more than you can chew
  • Toss your cookies

1st Task: Give me a explanation of two of the idioms seen in up here

2nd task: Find out what idioms those emojis represent

Guess-English-Idioms-whatsapp-puzzle

3rd Task:

Choose an idiom (that was not shown previously in this post) and explain what it means (keep it secret because at the end, we will make it as a guessing game). Try to find one that you already heard of. (here are some examples your can choose from if you don’t have any ideas https://www.ef.com/ca/english-resources/english-idioms/ )

4th task:

Represent your idiom as a drawing  (you can use one drawing or do like the 2nd task)

5th task:

Take picture of your drawing and send it to you teacher with the idiom.

6th task:

We will make a guessing contest:

  1. The person who has the most idioms wins the race.
  2. The person who has the least amount of persons to found out his-her idiom wins the complicated idiom
  3. If two or more students can find all of the idioms, it’s the one with that does it in the shortest time that wins the race.

Making a Flag

Create a flag

Oh Canada!

I love my country! Is there something I would change? Yes because nothing is perfect and the idea of perfection changes along the years.

I want to know what is your perfect country. That’s why you will imagine your own country and make a flag for it.

Here’s what you will need to do:

1-Reading comprehension:

Canada reading comprehension

 

2-Imagine a country

3-Describe it

What can you find there? (vegetation, moutains, water, terrain etc)

Animals?

Traditions

Main attractions

Brief History

4-  Using the meaning of colors you will create a flag for this country

     The Flag must represent your country

     You will explain your flag to the classroom

 

 

Thank you really-learn-english.com for the text.

Making a song

 Imagine Dragon Shawn Mendes, Ed Sheeran, Arianna Grande

Even if some people might not like what they do, nobody can say that we should ignore them as musicians.

Thanks to this videoI got an idea,

How about we compose lyrics using the same technic as Brett Domino and try to make a song that could maybe hit the top charts.

Because this is not a music course, I did record a couple of track for you but feel free to create your own music if you want. (I will not give you time in the classroom for that though).

Step 1: Choose an artist or a band

Step 2: Take all the words from all their songs and save it into a document

Step 3: put all the words in a word cloud software ex: https://www.wordclouds.com/

Step 4: Look at the words and write a poem (a song) Try to use the bigger words for the chorus.

-You need at least 2 verses et 1 chorus.

Step 5: Using either a track that was provided by your teacher or the one you recorded on your own time, put a melody to your words

Step 6: Record yourself singing your song

Step 7: Send your song your the teacher

To save some time I already did a couple of wordclouds for

                                  Imagine Dragon                                Shawn Mendes

 

 

 

 

 

 

 

Here is an example of a text you could do.

Imagine Dragon Example 2

Here are the back track:

The Art of Making A Fable

Did you ever read « The Turtoise and The Hare« ? If not, take a little 5 minutes, clic on the link, and go read it. What do you think about this video now?

Because we want our students to become active and positive citizen in our community our next project will be to create a fable. They will work on their creative side by thinking outside of the box to find a problem in our society and represent it with a short story.

What is a fable? It’s a short story with animals as characters that has a moral at the end. The Turtoise and The Hare is a good example : The characters are a Tortoise (wood turtle) and a Hare (wild bunny) and the moral of the story is: « Don’t brag about your lightning pace, for Slow and Steady won the race »

 

Step 1: Familiarise yourself with fable

You will read the fables below and answer the questions.              Deadline: february 6th

fables comprehension

Step 2: Find a problem                       Deadline: February 6th

Think of something that people do that is wrong but they still do anyway ex. : they drive too fast, they think they are better than you, they wait until the last minute to do their work (procrastinate).

Step 3: Create your story                            Deadline February 13th

Make your plan:

-Choose the characters (animals).

-Choose how will they encounter their problems.

-Make one of the character « fail ».

-Write the moral of the story at the end.

Step 4: Write your first draft                               Deadline: February 20th

Step 5:Write your Story                                     Deadline: February 27th

Step 6: Read it to make your story an audiobook or video.             Deadline:  March 13th

With your phone, computer, camera etc…. record yourself reading the story. You can even make a small movie.

 

La règle du tier

La composition de la photographie (la règle du tier)

Est-ce qu’il vous arrive parfois de regarder à une photo et que vous trouvez qu’elle a un « je ne sais quoi ». Très souvent, ce n’est pas seulement le sujet (ce qui est retrouvé sur la photo) mais plutôt la façon dont présente celui-ci.

L’art de la photographie est une science en soit. Le photographe doit prendre en compte la lumière, la scène, les couleurs, l’émotion, le F #, l’objectif, etc.. Cela peut prendre très longtemps à apprendre.Par contre, certaines petites choses peuvent être apprises facilement et font une différence incroyable dans la composition de vos photos. 

Selon moi, le plus facile est de suivre la règle du tiers. Cette règle a comme but de placer nos prises de vue en 9 morceaux égaux. Pourquoi cette règle? Je n’en ai aucune idée, mais c’est la façon dont notre cerveau analyse ce que nous voyons.grille.jpg

On peut remarquer avec ces lignes que nous avons 9 carreaux. De plus, nous retrouvons deux lignes horizontales et deux lignes verticales ainsi que quatre  points d’intersection. Ces points peuvent aussi servir de point de repère pour différentes choses.

La plupart du temps, on peut retrouver une option dans nos appareils photo et téléphone qui ajoute  ces lignes. Étant donné que nous utilisons principalement des produits Apple à l’école, voici un lien qui explique comment ajouter ou retirer des lignes de cadrage.

Pour terminer, voici certains exemples de photos pris avec l’aide de ce cadrage tiré de ce site 

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On remarque que la ville est placée directement sur la ligne horizontale, l’eau prend le tiers du bas et le ciel, celui du haut.

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Ici, on voit l’encre qui suit la ligne verticale de droite ainsi que la porte pour celle de gauche. À cela, on remarque que la taille de l’homme et le bas de l’ancre suivent la ligne horizontale du bas de la photo.

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Ici, le photographe a placé la ligne d’yeux du sujet sur la ligne horizontale du haut. De plus, on remarque que le sujet prend les 2 tiers de la photo laissant le décor derrière occuper le dernier tiers de la photo.

Comme activité de pratique, j’ai laissé mes élèves du programme visiter l’école avec l’oeil au cadrage. Ils sont donc sortis de la classe, caméra dans la main, afin de prendre des photos de tout et de rien tout regardants pour les différentes lignes que l’on retrouve partout dans notre vie. Ces lignes doivent, par la suite, suivre le cadrage de la règle du tiers. Voici ce qu’ils ont produit:

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